Le voyage aérien n'est généralement pas un problème pour les personnes atteintes d'insuffisance cardiaque, bien que les niveaux d'oxygène soient légèrement plus bas - même dans des cabines d'avion de ligne pressurisées. Cependant, dans de rares cas, certaines personnes ont besoin d’un supplément d’oxygène pendant le vol. 

Généralement, si votre insuffisance cardiaque est bien contrôlée et stable, vous ne devriez connaître aucune difficulté du fait de la réduction légère du niveau d'oxygène dans un avion, pourvu que vos symptômes soient stables avant que vous ne voyagiez. Si vous avez de nouveaux symptômes ou que vos symptômes s’aggravent - comme une augmentation de l'essoufflement ou une prise de poids récente - vous devriez discuter de vos projets de voyage avec votre médecin.  

Si votre médecin recommande une oxygénation supplémentaire pour votre vol, assurez-vous de contacter la compagnie aérienne avec qui vous volez au moins deux semaines avant votre départ pour que vous puissiez vérifier leur politique d'utilisation de l’oxygénothérapie et prendre les dispositions appropriées. 

Si on vous a implanté un dispositif (stimulateur cardiaque, TRC, DCI) il sera probablement détecté par les équipements de sécurité. Vous devriez informer le personnel de sécurité à l'avance. Le contrôle de sécurité et le voyage aérien ne constitueront pas un obstacle au fonctionnement de votre dispositif. Les dispositifs utilisent une technologie standard et vous serez capable de faire vérifier votre dispositif dans la plupart des parties du monde, si nécessaire.

La position immobile pendant de longues périodes dans des positions restreintes dans l'avion conduit fréquemment à avoir des chevilles gonflées et parfois à des crampes musculaires. Des exercices réguliers de mobilité et d’étirement peuvent aider, de même que marcher dans la cabine et pendant l’attente dans les aéroports. Essayez d’éviter de prendre de l'alcool et assurez-vous de boire suffisamment d'eau. Dans certains cas, votre médecin peut recommander que vous portiez des bas de contention jusqu’à la hauteur des genoux pendant le vol, pour empêcher la formation de caillots sanguins (TVP).

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